JayWicky
10/04/2009, 12h16
Hier, jeudi 9 avril, la chaîne Série Club proposait une soirée constituée de séries humoristiques britanniques récentes et inédites en France, le tout en VOSTF. Au programme, il y avait donc :
Clone
Un savant (Jonathan Pryce, oui, celui de Brazil entre autres) tente de créer un super-soldat pour le compte de l'armée britannique. Hélas, le clone (Stuart McLoughlin) censé condenser les connaissances tactiques des meilleurs soldats s'avère être un aimable niais qui aime faire des câlins, dort debout et a peur quand on lui crie dessus. Autre détail troublant : il est doté d'oreilles de format "Prince Charles", ce qui n'était visiblement pas prévu dans le plan. Pour échapper à la vindicte de l'armée, le savant va se mettre au vert avec son clone loupé, et trouve refuge dans un pub dont l'affriolante et rousse propriétaire est une sorte de génie des chiffres, comme Rain Man mais sans l'autisme et avec nettement plus de répartie. Un premier épisode qui donne envie d'en voir plus : le dynamisme entre Pryce, insupportable fanfaron conscient de son génie et le clone, gentil idiot assez formidablement interprété par McLoughlin (la scène où il essaie de courir est mémorable) fonctionne plutôt bien.
Headcases
Sorte de "Guignols de l'Info" britannique, sauf que c'est en images de synthèse, donc ça se rapproche davantage du Laflaque québécois. Ou alors on peut dire que c'est le Spitting Image des temps modernes, mais bon, qui se souvient encore de Spitting Image ? Pas grand chose de gentil à dire : non seulement une bonne partie des références aux plus éphémères des people britanniques peuvent nous passer au-dessus de la tête, non seulement la façon dont ils appréhendent les royautés, par exemple, nous en touche une sans nous bouger l'autre (les princes William et Harry qui commandent une pizza avec garniture "caviar et faisan" pour faire peuple, OK, c'est... plus ou moins drôle, mais est-ce que ça suffit pour tout un sketch?), mais même avec les gens qu'on connait un peu mieux (les Beckham, Kate Winslet), ça reste... pas super drôle. Oh, il y a Sarkozy aussi. En latin lover cradingue avec une barbe de trois jours. Ouaif.
The Catherine Tate Show
Les fans de Doctor Who la connaissent déjà, maintenant on peut voir pourquoi elle était déjà populaire avant. C'est une émission à sketches, avec des personnages récurrents. C'est pas mal, mais je suis pas non plus séduit à 100%. A voir sur le long terme.
Teenage Kicks
La vraie bonne surprise de la soirée en ce qui me concerne, le retour d'Adrian Edmondson, Eddie Hitler à la scène dans Bottom, le délirant slapstick des années 90, et mari de Jennifer Saunders (oui, celle d'AbFab) à la ville. Ici, il interprète Vernon, un type à l'aube de la cinquantaine, raisonnablement alcoolo (on est en Angleterre, quoi), qui s'habille comme quand il avait 20 ans, qui vient de se faire plaquer par sa femme pour un vendeur d'assurances d'1m50, et qui, le détail qui tue, squatte chez ses enfants (une fille et un garçon) d'une vingtaine d'années chacun. Mais comme ils ont déjà un colocataire, David (geek asiatique relativement caricatural qui dort dans des draps Pokémon et dont la chambre est décorée façon Star Wars), le père est obligé de loger... dans le débarras sous l'escalier, "comme ce putain d'Harry Potter", pour reprendre ses propres termes. L'enjeu de la série est donc que Vernon se retrouve une nana pour débarrasser le plancher, et vu qu'il se trimbale en sous-pull à rayures avec une ceinture de bières autour de la taille ("pour ne jamais être à court"), c'est pas gagné.
Grownups
Pas grand chose à dire, un sitcom classique mode "mettons plein de gens dans un appartement et secouons le tout pour voir si ça fait des bulles". Avec Sheridan Smith, déjà héroïne de Two Pints of Lager and a Packet of Crisps, une autre sitcom qui dure depuis déjà 8 ans, et dont la première saison fut autrefois diffusée sur Comédie sous le titre Deux Blondes et des Chips. C'était lors de cette terrible période appelée "La grande calamité des VFs" où Comédie ne diffusait plus que des sitcoms britanniques en Français - ce qui est mal - ce qui a probablement contribué à faire passer le désormais légendaire Spaced ("Les Allumés" en VF) complètement inaperçu. C'est peut-être aussi pour ça que je n'ai pas de souvenir marquant de Deux Blondes et des Chips. Enfin bon, pour en revenir à Grownups : un adolescent attardé de 29 ans qui croit pouvoir devenir DJ et que ses parents finissent par foutre à la porte, sa soeur qui pour se remettre d'une rupture se met à draguer tout ce qui bouge, l'une de ses conquêtes, un métrosexuel noir qui veut bien se mettre à la colle avec elle si elle apprend à faire le ménage, et un avocat gallois, meilleur ami du frère, amoureux éperdu de la soeur, et dindon de la farce désigné. Ca peut faire de gentils petits épisodes par ci par là, mais rien de bien transcendant pour le moment.
Donc, de cette soirée, je retiens surtout Clone et Teenage Kicks. Et aussi l'impression générale que, même s'il y a des choses prometteuses dans tout ça... Eh bien je vieillis peut-être, mais en comparaison, la fin des années 90 ressemble vraiment à un âge d'or des sitcoms britanniques, en tout cas ceux qui étaient diffusés sur le câble-satellite français : Father Ted, Bottom, The New Statesman, Goodness Gracious Me, Smack the Pony, même des trucs un peu plus moyens comme Game On ou Small Potatoes... c'était tout de même plus excitant que le programme d'hier.
Enfin, ce ne sont que des premiers épisodes. Espérons que ce ne soit pas un achat de pilotes en pack et qu'on ait droit aux séries complètes prochainement sur Série Club ou ailleurs, pour se faire une meilleure idée.
Clone
Un savant (Jonathan Pryce, oui, celui de Brazil entre autres) tente de créer un super-soldat pour le compte de l'armée britannique. Hélas, le clone (Stuart McLoughlin) censé condenser les connaissances tactiques des meilleurs soldats s'avère être un aimable niais qui aime faire des câlins, dort debout et a peur quand on lui crie dessus. Autre détail troublant : il est doté d'oreilles de format "Prince Charles", ce qui n'était visiblement pas prévu dans le plan. Pour échapper à la vindicte de l'armée, le savant va se mettre au vert avec son clone loupé, et trouve refuge dans un pub dont l'affriolante et rousse propriétaire est une sorte de génie des chiffres, comme Rain Man mais sans l'autisme et avec nettement plus de répartie. Un premier épisode qui donne envie d'en voir plus : le dynamisme entre Pryce, insupportable fanfaron conscient de son génie et le clone, gentil idiot assez formidablement interprété par McLoughlin (la scène où il essaie de courir est mémorable) fonctionne plutôt bien.
Headcases
Sorte de "Guignols de l'Info" britannique, sauf que c'est en images de synthèse, donc ça se rapproche davantage du Laflaque québécois. Ou alors on peut dire que c'est le Spitting Image des temps modernes, mais bon, qui se souvient encore de Spitting Image ? Pas grand chose de gentil à dire : non seulement une bonne partie des références aux plus éphémères des people britanniques peuvent nous passer au-dessus de la tête, non seulement la façon dont ils appréhendent les royautés, par exemple, nous en touche une sans nous bouger l'autre (les princes William et Harry qui commandent une pizza avec garniture "caviar et faisan" pour faire peuple, OK, c'est... plus ou moins drôle, mais est-ce que ça suffit pour tout un sketch?), mais même avec les gens qu'on connait un peu mieux (les Beckham, Kate Winslet), ça reste... pas super drôle. Oh, il y a Sarkozy aussi. En latin lover cradingue avec une barbe de trois jours. Ouaif.
The Catherine Tate Show
Les fans de Doctor Who la connaissent déjà, maintenant on peut voir pourquoi elle était déjà populaire avant. C'est une émission à sketches, avec des personnages récurrents. C'est pas mal, mais je suis pas non plus séduit à 100%. A voir sur le long terme.
Teenage Kicks
La vraie bonne surprise de la soirée en ce qui me concerne, le retour d'Adrian Edmondson, Eddie Hitler à la scène dans Bottom, le délirant slapstick des années 90, et mari de Jennifer Saunders (oui, celle d'AbFab) à la ville. Ici, il interprète Vernon, un type à l'aube de la cinquantaine, raisonnablement alcoolo (on est en Angleterre, quoi), qui s'habille comme quand il avait 20 ans, qui vient de se faire plaquer par sa femme pour un vendeur d'assurances d'1m50, et qui, le détail qui tue, squatte chez ses enfants (une fille et un garçon) d'une vingtaine d'années chacun. Mais comme ils ont déjà un colocataire, David (geek asiatique relativement caricatural qui dort dans des draps Pokémon et dont la chambre est décorée façon Star Wars), le père est obligé de loger... dans le débarras sous l'escalier, "comme ce putain d'Harry Potter", pour reprendre ses propres termes. L'enjeu de la série est donc que Vernon se retrouve une nana pour débarrasser le plancher, et vu qu'il se trimbale en sous-pull à rayures avec une ceinture de bières autour de la taille ("pour ne jamais être à court"), c'est pas gagné.
Grownups
Pas grand chose à dire, un sitcom classique mode "mettons plein de gens dans un appartement et secouons le tout pour voir si ça fait des bulles". Avec Sheridan Smith, déjà héroïne de Two Pints of Lager and a Packet of Crisps, une autre sitcom qui dure depuis déjà 8 ans, et dont la première saison fut autrefois diffusée sur Comédie sous le titre Deux Blondes et des Chips. C'était lors de cette terrible période appelée "La grande calamité des VFs" où Comédie ne diffusait plus que des sitcoms britanniques en Français - ce qui est mal - ce qui a probablement contribué à faire passer le désormais légendaire Spaced ("Les Allumés" en VF) complètement inaperçu. C'est peut-être aussi pour ça que je n'ai pas de souvenir marquant de Deux Blondes et des Chips. Enfin bon, pour en revenir à Grownups : un adolescent attardé de 29 ans qui croit pouvoir devenir DJ et que ses parents finissent par foutre à la porte, sa soeur qui pour se remettre d'une rupture se met à draguer tout ce qui bouge, l'une de ses conquêtes, un métrosexuel noir qui veut bien se mettre à la colle avec elle si elle apprend à faire le ménage, et un avocat gallois, meilleur ami du frère, amoureux éperdu de la soeur, et dindon de la farce désigné. Ca peut faire de gentils petits épisodes par ci par là, mais rien de bien transcendant pour le moment.
Donc, de cette soirée, je retiens surtout Clone et Teenage Kicks. Et aussi l'impression générale que, même s'il y a des choses prometteuses dans tout ça... Eh bien je vieillis peut-être, mais en comparaison, la fin des années 90 ressemble vraiment à un âge d'or des sitcoms britanniques, en tout cas ceux qui étaient diffusés sur le câble-satellite français : Father Ted, Bottom, The New Statesman, Goodness Gracious Me, Smack the Pony, même des trucs un peu plus moyens comme Game On ou Small Potatoes... c'était tout de même plus excitant que le programme d'hier.
Enfin, ce ne sont que des premiers épisodes. Espérons que ce ne soit pas un achat de pilotes en pack et qu'on ait droit aux séries complètes prochainement sur Série Club ou ailleurs, pour se faire une meilleure idée.