R-vey
26/09/2008, 20h58
http://img.photobucket.com/albums/v206/hervebreuil/Secret%20Diary%20of%20a%20Call%20Girl/callgirlseasonone2d.jpg
Oh la polissonne série qui donne envie de faire des galipettes sous les draps!
Oui, mais des draps de satin, jeune fille, car, en néophyte de ce métier, vous constaterez qu'il est important de compartimenter: les culottes en coton, le jean, le cheveu en bataille pour la vie de tous les jours et l'accomplissement pyrotechnique de maquillage et autres mécaniques de séduction pour la vie du versant et ses interdits toxiques.
C'est notable et c'est même capital quand on est une "pute" de luxe (dixit Belle).
http://img.photobucket.com/albums/v206/hervebreuil/Secret%20Diary%20of%20a%20Call%20Girl/18838774.jpg
Hannah est une jeune femme élégante vivant à Londres, et pour ses parents et amis, elle est une assistante juridique de nuit dans un cabinet d'affaires internationales. Taf ultra rasoir, qui comme elle l'explique ne justifie pas plus d'explication que cela et lui permet de s'esquiver pour facturer à l'horaire tarifé des prestations corporelles.
Car Hannah, même sous l’égide d’une maquerelle protectrice, est tout sauf une prostituée contrainte. Elle est avide du flesh contact, bénit les ports USB humains et suinte l’excitation hormonale. ça tomberait presque sous le sens qu’elle ait choisi ce taf d’escort girl si parfois sa vie du commun ne venait pas lui claironner à l’oreille.
http://img.photobucket.com/albums/v206/hervebreuil/Secret%20Diary%20of%20a%20Call%20Girl/18934583.jpg
Tirée du bouquin de Lucy Prebble, elle même aux manettes du scénario, la série Journal Intime d'une Call Girl, s’offre de jolies atours, tout en s'évitant une plasticité faite religion que la même série en provenance des états unis ne se serait pas refusée. Si Billie Piper, transfuge de Dr Who et des feuilletons de l'enquêtrice Sally Lockhart, assure dans le rôle titre, c’est moins pour son physique efflanqué de teenager échappée d’un gonzo porn, que pour ses roulades de regard en totale complicité avec le téléspectateur. Car en vérité tout l’intérêt premier en est là. Le choix narratif s’effectuant par le truchement de dialogues épicés lancés par la demoiselle face caméra. Qu’elle soit Hannah ou Belle (son pseudo du boulot), l’héroïne, complice, se raconte, aguiche d'un sourire, décortique par le menu les doléances prévisibles de son locataire de corps, parle au spectateur tout en assurant le taf au bras du client.
C'est absolument exquis et délectable et la plupart du temps on en reste hilare, voir carrément stupéfait d'admiration. L’héroïne étant ouvertement vénale, cru dans le détail et saupoudrant sa verve d’un cynisme malicieux.
http://img.photobucket.com/albums/v206/hervebreuil/Secret%20Diary%20of%20a%20Call%20Girl/18934587.jpg
Sans vulgaire galéjade pour autant, car là ou les ricains eussent choisi leur habituel contraste "prostitu/midinette", la série, tout en poussant très loin le galop, garde le front haut et assure au spectateur un savourage feutré de premier choix.
Oserait on appeler ça un ton Européen?
Oui. Car, si un jour, ami masculin de la "superpouvoirie" et rangée du flutio, vous fautiez avec une de ces demoiselles de l’office, sachez qu’en grande professionnelle, elle ne se parfume pas, mais se pépille l’aisselle de déodorant masculin, évitant l’odeur criminel sur la chemise que votre dame suspicieuse viendrait renifler.
Oui, le grand théâtre d’une vie segmentée est formidable, et on en apprend tous les jours.
La première saison (8 épisodes) du Journal intime d‘une Call Girl est à découvrir avec délectation sur M6, le vendredi soir à partir de 23H15, à raison d’un épisode par semaine.
A noter que la saison 2, offerte en double programme avec la saison 4 de Weeds est actuellement en diffusion sur le toujours sulfureux network Showtime.
Oh la polissonne série qui donne envie de faire des galipettes sous les draps!
Oui, mais des draps de satin, jeune fille, car, en néophyte de ce métier, vous constaterez qu'il est important de compartimenter: les culottes en coton, le jean, le cheveu en bataille pour la vie de tous les jours et l'accomplissement pyrotechnique de maquillage et autres mécaniques de séduction pour la vie du versant et ses interdits toxiques.
C'est notable et c'est même capital quand on est une "pute" de luxe (dixit Belle).
http://img.photobucket.com/albums/v206/hervebreuil/Secret%20Diary%20of%20a%20Call%20Girl/18838774.jpg
Hannah est une jeune femme élégante vivant à Londres, et pour ses parents et amis, elle est une assistante juridique de nuit dans un cabinet d'affaires internationales. Taf ultra rasoir, qui comme elle l'explique ne justifie pas plus d'explication que cela et lui permet de s'esquiver pour facturer à l'horaire tarifé des prestations corporelles.
Car Hannah, même sous l’égide d’une maquerelle protectrice, est tout sauf une prostituée contrainte. Elle est avide du flesh contact, bénit les ports USB humains et suinte l’excitation hormonale. ça tomberait presque sous le sens qu’elle ait choisi ce taf d’escort girl si parfois sa vie du commun ne venait pas lui claironner à l’oreille.
http://img.photobucket.com/albums/v206/hervebreuil/Secret%20Diary%20of%20a%20Call%20Girl/18934583.jpg
Tirée du bouquin de Lucy Prebble, elle même aux manettes du scénario, la série Journal Intime d'une Call Girl, s’offre de jolies atours, tout en s'évitant une plasticité faite religion que la même série en provenance des états unis ne se serait pas refusée. Si Billie Piper, transfuge de Dr Who et des feuilletons de l'enquêtrice Sally Lockhart, assure dans le rôle titre, c’est moins pour son physique efflanqué de teenager échappée d’un gonzo porn, que pour ses roulades de regard en totale complicité avec le téléspectateur. Car en vérité tout l’intérêt premier en est là. Le choix narratif s’effectuant par le truchement de dialogues épicés lancés par la demoiselle face caméra. Qu’elle soit Hannah ou Belle (son pseudo du boulot), l’héroïne, complice, se raconte, aguiche d'un sourire, décortique par le menu les doléances prévisibles de son locataire de corps, parle au spectateur tout en assurant le taf au bras du client.
C'est absolument exquis et délectable et la plupart du temps on en reste hilare, voir carrément stupéfait d'admiration. L’héroïne étant ouvertement vénale, cru dans le détail et saupoudrant sa verve d’un cynisme malicieux.
http://img.photobucket.com/albums/v206/hervebreuil/Secret%20Diary%20of%20a%20Call%20Girl/18934587.jpg
Sans vulgaire galéjade pour autant, car là ou les ricains eussent choisi leur habituel contraste "prostitu/midinette", la série, tout en poussant très loin le galop, garde le front haut et assure au spectateur un savourage feutré de premier choix.
Oserait on appeler ça un ton Européen?
Oui. Car, si un jour, ami masculin de la "superpouvoirie" et rangée du flutio, vous fautiez avec une de ces demoiselles de l’office, sachez qu’en grande professionnelle, elle ne se parfume pas, mais se pépille l’aisselle de déodorant masculin, évitant l’odeur criminel sur la chemise que votre dame suspicieuse viendrait renifler.
Oui, le grand théâtre d’une vie segmentée est formidable, et on en apprend tous les jours.
La première saison (8 épisodes) du Journal intime d‘une Call Girl est à découvrir avec délectation sur M6, le vendredi soir à partir de 23H15, à raison d’un épisode par semaine.
A noter que la saison 2, offerte en double programme avec la saison 4 de Weeds est actuellement en diffusion sur le toujours sulfureux network Showtime.