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Voir la version complËte : Wrinkled Tape #8: Last Seduction 1 & 2


R-vey
25/09/2008, 04h51
Résilles & Paëlla en boite

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Last Seduction

réalisateur : John Dahl
Scénario : Steve Barancik
Directeur de la photo : Jeff Jur
musique : Joseph Vitarelli
acteurs : Linda Fiorentino, Peter Berg, Bill Pullman, Bill Nunn, J.T. Walsh
Producteur : Incorporated Television Company

Last Seduction 2

réalisateur : Terry Marcel
Scénario : Dave Cummings
Directeur de la photo : Geza Sinkovics
musique : Jon Mellor
acteurs : Joan Severance, Con O'Neill, Beth Goddard, Dean Williamson, Rocky Taylor
Producteur : Barnholtz Entertainment

Ça y est, j’ai un lecteur de DVD. Il ne lit pas les dvix, n’est pas multi zone, il est dépassé d’une génération, mais il effectue son office. D’autant que la divine providence me l’offrit de la main d’une bonne âme en plein détachement karmique de tout abus à contenance matérielle.

Un objet hautement utile et nécessaire au divagation d’un cerveau qui s’euthanasie à petit feu dans cette campagne à l’hospitalité gériatrique.



Par chance, si les sentiers de pommes de marque "Perlim" sont légions en "Chiraquie", la pousse de rayonnages en fruits de DVD n'en existe pas moins ici, que dans le reste de la France.

Heureuse surprise donc, car en goguette promenade chez mon "cultura" de maraîcher, caché derrière un bosquet promotionnel, je découvrais la ressortie DVD de The Last Seduction, en coffret, dans un double programme alléchant, bien que l’achat en soit motivé par un plaisir hautement coupable.

Car, si le petit classique imparable de John Dahl n’a pas pris une ride (quel bonheur d’entendre enfin la voix rauque de Linda Fiorentino), sa suite, car il y eu une suite, vient d’un chemin caillouteux tout juste bon pour la charrette du bousier du coin.

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Si au même moment Linda Fiorentino, emmerdeuse type premier empire, était déjà en passe de se voir exclue des hautes sphères hollywoodiennes, une autre dame patronnesse reprenait le rôle de la vénéneuse et manipulatrice Bridget Gregory, la sculpturale Joan Severance, elle-même prise dans les tourbillons d’une carrière bientôt digne des repêchages en DTV. Loin le temps de la série Wiseguy (un homme dans la mafia) et de Susan Profitt sont.




A suite en charge de gratter les fonds de poche des gogos (moi quoi!), il n’est point utile de s’embarrasser d’un raffinement de scénario, mais plutôt d’un script ramasse crotte. Faut dire, vu comment le premier était vissé, fallait s’accrocher pour enchaîner et coller une remorque.


Bridget Gregory est maintenant rattrapé par ses affaires à NY. Un procès majeur se profile. Le père du plouc embobiné dans la précédente péloche est riche à millions et il lui fait cracher ses dollars au rayon avocat. A sec, et craignant la prison, la dame patronnesse décide de quitter le pays et s’en va cuire ses gambettes en Espagne. Destination du moment ou l’heure de tournage est plus légère et exotique.
D’exotisme en vérité, il y en aura fort peu. Bridget, dès l’aéroport franchit, cherche le premier bar US du coin. Elle en séduit le patron. Un hidalgo de pacotille (casté à moche plage), qui même avec talonnettes se fait dévorer de 20 centimètres au moins par Miss Severance. Là dessus, il l’embarque presto dans l’officine de son entreprise de téléphone rose (véridique) et la choppe en saillie sur son bureau. 10 minutes et 2 scènes de cul molles plus tard, la guêpe s’invite à la manoeuvre téléphonique et pratique dans la comptabilité une ingérence du détournement. Plus avant y’a aussi une jolie blonde détective privé qui déboule. La famille du malheureux du début l’a chargé de ramener la garce brune. Comme elle traîne beaucoup dans sa chambre d’hôtel, on se demande si Bridget et elle vont pas finir par se croquer?

En fait non. Et on comprend que c’est histoire de rentabiliser les décors intérieurs parce qu’entre 2 décors justement, on va se contenter de voir l’Espagne sous forme de rues étroites et dévidoirs pour vessie de chien, parce que si la caméra se lève, elle risque de filmer les monuments, et ça, ça ferait péter la tirelire du producteur. Donc ouais, l’Espagne c’est drôlement moche quand c’est pas filmé par Almodovar et consorts...

Après, bien sur, Miss Gregory, elle nique tout le monde, son blaireau hispagnolo qui aurait mieux fait de garder sa bite en bandoulière et même la gentille privé qui se mange une balle. Puis elle se tire en Angleterre parce qu’elle a un pote à la "City".

Putain elle risque de croiser Catherine Tramell alors?!

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C’est donc bien médiocre de partout, filmé poussivement et même pas involontairement drôle. Moi même J’eu dû en retirer une inexpugnable envie de fuir la galette DVD, et pourtant, comme un moucheron scotché par une ampoule de 20 Watts, j’ai assisté neurasthénique à la courte danse (1H15 à tout casser) d’un simili porno livide.


Et dire que même après ça, j'en viens à souhaiter un hypothétique Last Seduction 3 écrit par Ryan Murphy avec Milena Govich ou Rhona Mitra dans le rôle titre. Comme pour Basic Instinct 2, y'a quelque chose qui cloche chez moi.


Et chez vous?






The Last Seduction:

Sortie cinéma: 3 mai 1995
Disponible en DVD zone 2 digipack 2 dvd depuis le 19 mars 2008

The Last Seduction 2:

Sortie cinéma: aucune (année de production 1999)
Disponible en DVD zone 2 digipack 2 dvd depuis le 19 mars 2008